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Cristal d’Eau (78) : « Nous préparons la transmission de l’entreprise et souhaitons passer le relais »

En Région Nord-Est - Région Parisienne

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Ils ont commencé avec quelques bidons de chlore et un flyer glissé dans les boîtes aux lettres. Près de trente ans plus tard, Laurent et Magali Bleivas Goupil sont devenus des références de la piscine haut de gamme en Île-de-France. Sous la bannière de Cristal d’Eau, ce couple autodidacte a vu le métier se professionnaliser, les exigences clients se transformer et la concurrence s’intensifier.
Aujourd’hui, ils revendiquent un nouvel équilibre, centré sur la rénovation et l’entretien, loin de la frénésie des grands chantiers. Et préparent sereinement la transmission de leur entreprise, fruit d’une aventure humaine commencée en 1997.

À l’époque, rien ne nous prédestinait à la piscine ! J’étais moniteur de conduite et de pilotage, Magali travaillait dans un tout autre domaine. Après huit ans dans l’automobile, j’ai eu envie de changement. Les parents de Magali avaient une piscine : c’est parti de là. Nous avons tout appris sur le tas, totalement autodidactes.
Nos débuts ont été très modestes : un flyer, quelques produits Bayrol livrés à domicile, et beaucoup de porte-à-porte. Notre premier slogan disait : « Ne pensez plus qu’à vous baigner, nous nous chargeons du reste ». Il résumait déjà notre approche : du service, de la proximité et du sérieux.

Progressivement. Nous avons longtemps travaillé seuls avant d’embaucher. En 2016, nous étions sept salariés. Nous faisions alors de la construction haut de gamme, des piscines intérieures, avec volets immergés, membranes armées et systèmes de traitement automatisés. Notre chiffre d’affaires flirtait avec les 900 000 €.
Mais cette croissance avait un revers : la gestion des équipes, la sous-traitance, les charges… C’était devenu lourd et stressant. Nous avons donc décidé de revenir à une taille humaine, plus cohérente avec nos valeurs.

Oui, une vraie décision de fond. Le marché a beaucoup évolué. Les clients d’aujourd’hui comparent tout, parfois sans comprendre les différences de qualité ou de technicité. Pour certains, une piscine, c’est juste “un trou avec de l’eau”. Mais derrière, il y a une vraie technique : hydraulique, électricité, automatisme, sécurité, domotique… tout un savoir-faire.
En parallèle, la sous-traitance est devenue source de tracas. Entre les retards, les malfaçons ou le manque de sérieux, on finissait par passer plus de temps à gérer les problèmes qu’à travailler. Alors, on a recentré Cristal d’Eau sur ce que nous maîtrisons : la technique et le service. C’est ce qui fait notre valeur ajoutée.

L’entretien et la rénovation représentent 100 % de notre activité. Nous avons environ 65 piscines en ouverture-fermeture et 30 contrats d’entretien hebdomadaires. Ces contrats “annualisés” garantissent une trésorerie stable : les clients paient de janvier à décembre, incluant l’ouverture, la fermeture, les produits et les visites hebdomadaires.
Notre clientèle est haut de gamme, souvent des résidences secondaires autour de Montfort-l’Amaury. Ils recherchent la fiabilité, la discrétion et la régularité. Nous travaillons sans aucune sous-traitance, avec notre propre technicien. Cela nous permet d’assurer la qualité de bout en bout.

L’entretien est un levier qui amène naturellement des travaux à forte valeur ajoutée

Particulièrement bonne ! Même meilleure que 2024. L’entretien est un levier qui amène naturellement des travaux à forte valeur ajoutée : changement de volet, rénovation de membrane, installation de chauffage ou de régulation automatique.
Cette année, nous avons rénové une piscine construite par nos soins il y a vingt-trois ans. Rehaussement du fond, nouvelle motorisation, remplacement du volet, membrane neuve : une opération complète, sans sous-traitant, rentable et valorisante.

Pas vraiment. Dans l’entretien, la météo compte peu : les piscines existent, elles doivent être entretenues. Qu’il pleuve ou qu’il fasse 30 °C, le contrat court. C’est aussi ce qui rend cette activité beaucoup plus stable que la construction.
Au 6 novembre 2025, nous étions déjà pleins pour l’année suivante. C’est confortable : on peut planifier, investir, travailler sereinement.

Parce qu’il n’était plus adapté à notre modèle. Pendant des années, nous avions un showroom de 300 m², avec spas, volets et robots exposés mais c’était devenu trop contraignant.
Aujourd’hui, nous privilégions le terrain et la relation directe : aller chez le client, voir son installation, comprendre ses besoins. Dans notre situation, c’est plus efficace et ça nous évite des charges inutiles.

Sans hésiter : la sous-traitance et la co-traitance. Ce sont devenues de vraies sources de stress. Quand on dépend d’autres entreprises pour avancer sur un chantier, on perd la maîtrise du calendrier, de la qualité et parfois même la confiance du client.
Si l’un des intervenants fait défaut ou bâcle son travail, c’est l’ensemble du projet qui déraille. Et malheureusement, le manque de sérieux de certains partenaires s’est accentué ces dernières années.
C’est aussi ce qui nous a poussés à arrêter la construction : trop de dépendance, trop d’incertitudes, trop d’usure. Aujourd’hui, nous ne dépendons plus de personne. Nous faisons tout en interne, et c’est un confort énorme.

C’est une belle opportunité pour un repreneur motivé, qui partage nos valeurs

Nous préparons la transmission de l’entreprise. Après vingt-huit ans, c’est une étape logique. Notre technicien approche de la retraite, et nous souhaitons passer le relais au fur et à mesure. Nous mettons en avant la valeur de notre fichier client, une clientèle premium fidèle et locale avec une soixantaine d’ouvertures-fermetures annuels et trente entretiens hebdomadaires.
Le tout sans sous-traitance, avec une forte notoriété dans le secteur. C’est une belle opportunité pour un repreneur motivé, qui partage nos valeurs.