En 2025, T&A Group a célébré ses 30 ans d’existence. Entre croissance externe, stratégie de marques et innovation, où en est le groupe aujourd’hui ? Comment parvient-il à se différencier sur le marché de la couverture et à s’adapter pour répondre aux enjeux, d’aujourd’hui et de demain, auxquels est confrontée la filière de la piscine, en France et en Europe ?
Entretien avec Joeri Dils, gérant de T&A Group.
T&A Group a fêté ses 30 ans en 2025, où en est le groupe aujourd’hui ?
Joeri Dils : « Je pense qu’aujourd’hui, le groupe T&A est devenu le leader de la couverture de piscine en Europe. Notre objectif a toujours été de nous positionner comme l’expert du secteur. Notre offre s’étend des gammes de bâches à barres et de volets Walter aux volets haut de gamme de T&A, jusqu’au fond mobile, notre produit le plus premium, avec des solutions sur mesure pour les piscines privées comme pour les bassins publics. L’ensemble de ces solutions nous permet de couvrir près de 90 % des besoins du marché.
Et comme nous avons intégré plusieurs sociétés,nous disposons d’une gamme de produits, mais aussi de clients, plus large. Avec Walter et Covrex, que T&A a intégrés il y a quelques années, nous touchons de nombreux clients différents : des pisciniers, des distributeurs, des fabricants de piscines préfabriquées, etc. Aujourd’hui, nous sommes présents dans plus de 75 pays. L’export est très important pour nous : 65 % de notre chiffre d’affaires est réalisé à l’international.
Cette diversité de l’offre et de la clientèle nous apporte une grande stabilité en termes d’activité.Nous avons également travaillé sur l’intégration verticale de nos activités. Aujourd’hui, nous disposons d’un site de production en Belgique, à Aarschot – à 30 km de l’usine de T&A –, où nous fabriquons toutes nos pièces en inox. Désormais, nous produisons nous-mêmes de nombreux composants que nous faisions fabriquer ailleurs auparavant. Nous possédons également un atelier dédié à la fabrication de nos propres coffrets de volets.
Cette intégration verticale nous rend plus indépendants et, surtout, beaucoup plus flexibles. Nous y gagnons bien sûr en marge, mais également en réactivité : si demain nous voulons modifier une pièce ou un produit, nous pouvons agir très vite.
L’intégration verticale de nos activités nous rend plus indépendants et, surtout, beaucoup plus flexibles
Nos sites de production et nos implantations commerciales sont stratégiquement situés, notamment l’usine Walter, à Dettwiller, implantée près de la frontière allemande, ce qui nous permet de servir rapidement la France et l’Allemagne.
Nous disposons également d’une organisation commerciale performante avec huit commerciaux sur le terrain en Belgique et en France, à Dettwiller et Carpentras. Quatre d’entre eux couvrent la France et, plus largement, la zone francophone incluant la Suisse, mais également l’Espagne et l’Italie. Les quatre autres s’occupent de l’export au sens large, notamment la région DACH (ndlr : Allemagne, Autriche, Suisse) qui est stratégique pour le groupe T&A.
Ils sont appuyés par une équipe ADV – comprenant le service client et le service après-vente – composée d’une dizaine de personnes. Nous cherchons encore à renforcer cette équipe pour aller plus loin dans le conseil et l’accompagnement, afin d’aider nos clients à choisir le produit et la solution les plus adaptés.
Pour nous, la proximité avec nos clients est essentielle, et pas seulement pour la livraison. Être proche du client, cela signifie être très accessibles pour apporter des conseils et du service. Nos commerciaux, par exemple, se rendent constamment sur les chantiers. Ils n’interviennent pas pour l’installation, mais pour accompagner et conseiller les professionnels de la piscine, ce qui est primordial pour nous. Nous investissons beaucoup dans la formation avec, par exemple, des sessions d’environ trois jours sur le site de T&A, organisées entre début janvier et fin février. Chaque semaine, la formation est dispensée dans une langue différente, ce qui nous permet d’accueillir des clients de toute l’Europe, et même d’au-delà, venant se former sur nos produits.
Cette année, nous avons également commencé à organiser des formations dans les locaux de Walter. L’équipe sur place n’en avait pas l’habitude car, auparavant, l’entreprise était spécialisée dans la bâche à barres, un produit ne nécessitant pas de formation. Mais comme nous y fabriquons désormais des volets, l’équipe a organisé une première session en février, avec une formation en français et une autre en allemand. Ce fut un grand succès : les professionnels ont constaté que nous disposions d’un bel outil de production.
Walter est en train de se développer et n’est plus seulement un expert de la bâche, mais un expert de la couverture de piscine en général, avec une large gamme de bâches (WaluCover), de volets (WaluRoll) et de terrasses mobiles (Waludeck). Nous continuons d’ailleurs d’investir sur le site avec la construction d’un nouvel atelier de production de 2 500 m². »
Les restrictions de remplissage nous donnent des arguments supplémentaires pour valoriser nos produits
Où en est le marché de la couverture en Europe et en France ?
« Le marché de la couverture est en croissance depuis plusieurs années. Le marché français a connu une accélération dès 2004, portée par la loi sur la sécurité des piscines. Dans d’autres pays, si l’on parle parfois moins de sécurité, les enjeux d’isolation et de déperdition d’énergie sont primordiaux, surtout depuis la mise en œuvre de la nouvelle norme européenne EN 17645 qui attribue des labels aux couvertures.
Avec la crise énergétique de 2021 et la flambée des prix qui en a découlé, les questions de consommation d’énergie et d’eau sont devenues des sujets majeurs, tant pour les particuliers qu’au niveau politique. Les restrictions de remplissage qu’à déjà connues la France nous donnent des arguments supplémentaires pour valoriser nos produits. »
Aujourd’hui, les utilisateurs veulent connaître les coûts de fonctionnement annuels de leur piscine
Nous avons d’ailleurs développé un simulateur de consommation d’énergie et d’eau. Il permet d’intégrer de nombreuses données : dimensions du bassin, heures de baignade, types de filtration et de chauffage, présence de panneaux photovoltaïques, et même la localisation géographique – selon que l’on réside à Toulouse ou à Bruxelles. Cela donne une estimation précise de la consommation annuelle. Les clients peuvent également renseigner le prix du mètre cube et du kilowattheure pour calculer leur « cost of ownership ». Auparavant, seul le prix d’achat comptait ; aujourd’hui, les utilisateurs veulent connaître les coûts de fonctionnement annuel de leur piscine.
Dans ce domaine, deux équipements jouent un rôle clé : le chauffage, qui compense la déperdition thermique, et la couverture, qui la limite. On peut isoler la structure du bassin, mais c’est à la surface que tout se joue. Pour nous, qu’il s’agisse d’enjeux énergétiques ou de sécurité, le marché de la couverture ne peut que continuer à croître.
Qu’il s’agisse d’enjeux énergétiques ou de sécurité, le marché de la couverture ne peut que continuer à croître
Nous observons également une évolution des tendances. Auparavant, l’abri de piscine était très demandé, comme en Autriche, mais aujourd’hui, l’aspect architectural et l’esthétique prennent le dessus. Le volet gagne d’importantes parts de marché sur ce segment : les clients recherchent un jardin impeccable et une piscine miroir, avec un volet le plus discret possible.
De plus, nous constatons que la bâche à barres perd du terrain face au volet. L’écart de prix n’est plus aussi marqué qu’avant : pour un petit supplément, vous avez une couverture isolante, esthétique et surtout automatique. Les utilisateurs recherchent le confort : enrouler manuellement une bâche à barres est moins plaisant, après la baignade, que d’actionner une commande à clé pour fermer son volet. »
Il semble que le marché du volet soit compliqué depuis deux ans et ne profite pas des contraintes liées à l’eau. Comment l’expliquez-vous ?
« Ce n’est pas lié au fait que les gens ne veulent plus de volets. Quand nous analysons nos chiffres de vente, nous constatons que la part des volets augmente. En revanche, il est vrai que le marché de la construction neuve — surtout en France — a été assez catastrophique depuis deux ou trois ans, et le volet en souffre mécaniquement. La bâche à barres souffre d’ailleurs bien davantage, car les clients basculent plus facilement vers le volet. Comme c’est un produit avec un positionnement plus haut de gamme, il résiste beaucoup mieux que le milieu ou l’entrée de gamme.
Et comme avec Walter, nous sommes un nouvel acteur sur le marché du volet, nous avons enregistré une croissance d’environ 10 % en France et de plus de 40 % en Allemagne en 2025. J’espère que 2026 sera l’année où le marché français va se stabiliser et reprendre le chemin de la croissance. »
Est-ce que le marché du volet est pour autant lié à celui de la construction ?
« Le marché de la piscine est étroitement lié à celui de la construction. Toutefois – et c’est un point intéressant souligné lors d’une réunion de la BSW en Allemagne (l’équivalent de la FPP en France) –, nous avons constaté que même lorsque l’immobilier souffre, le secteur de la piscine résiste. L’explication réside dans le fait que la piscine s’adresse à une clientèle disposant des économies nécessaires pour investir.
Le second facteur c’est la rénovation. Il y a cinq ans, au moment du Covid, elle représentait à peine 5 à 10 % de l’activité d’un piscinier, contre 10 à 20 % aujourd’hui. Ce segment progresse fortement, ce qui est très positif. Le parc de piscines construites ces vingt dernières années nécessite désormais un nouveau liner, une filtration moderne, un traitement automatique ou l’installation d’un volet.
Pour les fabricants, distributeurs et entrepreneurs, la rénovation permet de compléter les carnets de commandes. C’est un changement de modèle : en Belgique, par exemple, des sociétés spécialisées exclusivement dans la rénovation apparaissent. Ce relais est indispensable pour compenser le ralentissement du neuf. Pour 2026 et 2027, nous prévoyons une légère croissance. L’époque des hausses de 10, 20 ou 30 % est révolue. Le contexte économique et politique, couplé aux périodes de sécheresse en France et aux difficultés d’obtention de permis en Belgique, complexifie la donne. Aujourd’hui, en Belgique, un permis sur sept ou huit est refusé, là où il s’agissait auparavant d’une simple formalité. »
Est-ce qu’aujourd’hui, le fait d’avoir une gamme large comme celle de T&A permet justement de gagner des parts de marché sur la rénovation ?
« Grâce à l’étendue de notre gamme actuelle, nous disposons d’une série de solutions pour chaque type de piscine et pour chaque budget. Par exemple, nous voyons de plus en plus de petites piscines aujourd’hui, car le prix des terrains est de plus en plus élevé. Pour ce type de projets, nous proposons le Waludeck, une terrasse mobile parfaitement adaptée.
Ensuite, nous avons les volets. Nous proposons bien sûr des modèles immergés haut de gamme, mais aussi des solutions hors-sol pour la rénovation, destinées aux clients qui n’ont pas encore de volet mais souhaiteraient en installer un. Là aussi, nous offrons plusieurs possibilités faciles à mettre en œuvre, avec un niveau esthétique très satisfaisant. »
Qu’est-ce qui fait la spécificité du groupe T&A par rapport à ses concurrents et lui permet de gagner des parts de marché ?
« Pour moi, il y a plusieurs facteurs. En premier lieu, nous sommes des spécialistes exclusifs de la couverture de piscine, un produit sur lequel nous disposons d’une expertise considérable. Contrairement à d’autres groupes très diversifiés, nous concentrons nos investissements en production et nos développements de produits sur ce marché.
Le piscinier n’a qu’un seul point de contact capable de tout gérer
Ensuite, il y a l’humain. Nos équipes – qu’il s’agisse des commerciaux, de l’ADV ou du SAV – sont composées d’experts. Nous n’avons pas de « vendeurs », mais des techno-commerciaux capables d’intervenirsur les chantiers, de régler des soucis techniques, de conseiller et de former nos clients.
Le piscinier n’a qu’un seul point de contact capable de tout gérer : l’offre commerciale, les conseils techniques et les conditions commerciales. Aujourd’hui, les professionnels manquent de temps ; pouvoir tout régler en une heure avec une seule personne leur apporte un vrai confort et une grande confiance.
Enfin, il y a nos investissements. Comme je l’expliquais pour Walter, nous construisons un nouveau bâtiment et nous avons investi dans une nouvelle ligne de production pour augmenter notre capacité et notre fiabilité. Je dis toujours à mes équipes : pourquoi un professionnel choisirait-il T&A plutôt qu’un concurrent ?
Il y a deux arguments : sa marge, car il doit en vivre, et sa tranquillité d’esprit. Nous cherchons à lui offrir le plus haut niveau de sérénité possible. Cela passe par la réactivité et la fiabilité des délais qui permettent au professionnel de sécuriser son planning. Je préfère annoncer deux jours de plus et être fiable, plutôt que promettre une livraison en quatre jours que nous ne tiendrions pas.
Cette fiabilité concerne aussi la qualité et la durabilité de nos produits. Chez T&A, nous disposons toujours des pièces détachées pour réparer le tout premier volet installé en 1995. Nous travaillons sur cette compatibilité depuis des années : un technicien n’a pas besoin d’avoir 25 cartes électroniques différentes dans sa camionnette ; avec un seul moteur et un seul coffret, il peut régler la majorité des problèmes.
C’est ainsi que nous nous différencions, sans chercher à jouer uniquement sur le prix. »
Comment parvenez-vous à gérer vos différents canaux et vos différentes typologies de clients ?
« Nous avons toujours eu une stratégie commerciale très claire : si nous apprécions le client final qui utilise nos produits, nous travaillons exclusivement avec les professionnels de la piscine. Nous avons trois canaux de distribution bien définis, chacun avec son propre fonctionnement et ses propres conditions :
- Les pisciniers : ce sont des clients qui ont besoin de beaucoup de conseil et de support, et notre département commercial est là tous les jours pour les accompagner.
- Les fabricants de piscines : notamment les fabricants de coques. Nous nous réunissons une ou deux fois par an pour redéfinir les produits ou leur proposer des nouveautés. Une fois que la coopération est mise en place, la gestion est beaucoup plus fluide.
- La distribution : c’est un cas particulier. Nous n’avons pas énormément de distributeurs, sauf dans les pays où la langue ou la logistique limitent notre présence directe. En Italie, par exemple, nous travaillons avec le même partenaire depuis presque 20 ans.
Nous sommes très fiers de ces partenariats de long terme. Nous ne changeons pas souvent de fournisseurs, ni de clients, ce qui apporte à l’entreprise une grande stabilité ainsi que la confiance de nos partenaires ; cela nous évite de changer de stratégie tous les deux ans. En France, le marché est très axé sur les réseaux et nous y sommes de plus en plus référencés. C’est un travail de terrain important pour nos commerciaux qui doivent aller à la rencontre de chaque adhérent. Afin d’optimiser leurs déplacements, nos équipes sont réparties stratégiquement sur l’ensemble du territoire français. »
Et pour tout ce qui est piscine collective, comment procédez-vous ?
« Nous réalisons de plus en plus de piscines collectives aujourd’hui. Nous passons systématiquement par des partenaires parce que nous sommes avant tout un fabricant. Si demain nous installons une couverture, un volet ou un fond mobile sur une piscine municipale, celle-ci peut être ouverte six ou sept jours par semaine. Cela exige une grande réactivité, avec une intervention sous 5 heures par exemple. Si nous n’avons pas de partenaire local, nous refusons le projet. C’est une question de sérieux envers nos clients. »
Est-il encore possible d’innover sur le marché de la couverture ?
« L’innovation est permanente chez T&A. Nous avons plusieurs projets en cours, notamment sur notre fond mobile que nous souhaitons rendre plus modulaire pour permettre au piscinier de l’installer lui-même. Ce serait une avancée majeure car, aujourd’hui, notre principal frein est la pose ; nos équipes ne peuvent pas être partout. Nous travaillons également sur un nouveau profilé de lame spécifique aux piscines collectives, ainsi que sur de nouveaux modèles de volets hors-sol. Enfin, nous prévoyons d’améliorer notre terrasse mobile, tant au niveau de l’isolation et de la finition que de sa portée.
Le développement de produits nécessite du temps, mais aussi une grande réactivité. Notre bureau d’études compte désormais six personnes : quatre basées en Belgique et deux chez Walter. Le fait de disposer d’une équipe en France facilite la réalisation de prototypes grâce à leur parfaite connaissance des produits, ce qui permet d’accélérer le processus. La dernière personne que nous venons de recruter se consacrera d’ailleurs exclusivement au moyen et long terme, afin de perfectionner nos gammes existantes et de travailler sur nos futurs développements. »
Comment parvenez-vous aujourd’hui à intégrer les enjeux environnementaux dans la fabrication et la création de vos produits ?
« Une grande partie de nos produits sont conçus pour être facilement recyclés. Nous privilégions l’inox et l’aluminium, ce qui simplifie leur recyclage. Concernant les emballages, nous limitons depuis longtemps le recours au plastique au profit du carton et du bois, afin de réduire nos déchets au maximum.
Sur le plan énergétique, nos outils de production sont déjà peu gourmands. Et nous disposons désormais de 4 000 m² de panneaux photovoltaïques, ce qui nous assure une quasi-autonomie électrique depuis le mois de mars. Nous agissons également sur la flotte automobile de notre équipe commerciale : il ne nous reste plus que deux véhicules à renouveler pour que notre parc soit 100 % électrique.
Sans tomber dans le « greenwashing », nous multiplions les efforts concrets là où nous le pouvons
Sans tomber dans le « greenwashing », nous multiplions les efforts concrets là où nous le pouvons : énergie, emballages et recyclabilité des composants. Enfin, depuis toujours, nous ne sourçons quasiment rien en Chine. La majorité de nos pièces sont fabriquées en Belgique ou en Europe.
On oublie souvent que produire localement limite drastiquement les transports et les émissions de CO2. C’est bénéfique pour l’environnement, mais aussi pour l’économie européenne. Nous pensons qu’il est crucial de protéger notre industrie et nous constatons que les décideurs commencent doucement à prendre conscience de cet enjeu. »
Et pour le PVC, parvenez-vous également à vous fournir au niveau européen ?
« Nous n’extrudons pas nous-mêmes nos lames. L’extrusion est un processus complexe qui demande beaucoup d’espace – dont nous ne disposons pas – et beaucoup d’énergie. Pour fournir Walter et T&A, nous aurions besoin de 5 ou 6 lignes d’extrusion qui tourneraient non-stop, 24h/24 et 7j/7 toute l’année. Nous nous appuyons donc sur des partenaires.
En revanche, nous investissons dans les moules ainsi que les outillages, et nous sélectionnons nous-mêmes la matière première. De cette façon, nous sommes certains de la qualité. Nous aimons contrôler le produit, de la matière première jusqu’à la soudure des bouchons et l’assemblage final du tablier. »
Nous contrôlons le produit, de la matière première jusqu’à l’assemblage final du tablier
Les professionnels comprennent-ils bien les différences de positionnement de T&A et Walter ?
« Oui, c’est un travail que nous menons depuis deux ans. Walter est notre gamme « Essentielle » à laquelle les professionnels doivent penser par défaut dès qu’ils construisent une piscine. Nous couvrons jusqu’à du 13 x 5 m, ce qui représente 95 % des besoins du marché.
Avec Walter, nous privilégions la standardisation des produits tout en visant un niveau de qualité supérieur à celui de nos concurrents. Nous ne cherchons pas à proposer le « meilleur prix » (le moins cher), mais le « juste prix ».
Nous ne cherchons pas à proposer le meilleur prix (le moins cher), mais le juste prix
Pour les projets haut de gamme ou sur mesure, exigeant un niveau de technicité supérieur, les professionnels disposent de la gamme premium T&A avec ses lames en polycarbonate, ses composants tout inox, etc. Et si un client a besoin d’une pièce spécifique en inox, d’une bride spéciale, etc. nous la réalisons sur mesure grâce à notre propre unité de production d’inox.
Cette stratégie fonctionne très bien. Nous avons des clients qui achètent dans les deux gammes, tandis que d’autres sont fidèles à T&A ou Walter. Cette complémentarité nous apporte une grande flexibilité. »
Comment parvenez-vous à vous adapter à chaque marché ?
« Notre avantage – et ce n’est pas une boutade – est d’être belges. Nous cultivons une flexibilité naturelle qui commence par les langues : dans nos bureaux, nous pratiquons quotidiennement le français, le néerlandais, l’anglais et l’allemand. Cela nous permet de nous adapter non seulement à la langue, mais aussi au mode de vie de chaque pays. En Allemagne ou en Suisse, les Belges sont perçus comme des partenaires à la fois souples et fiables. C’est ce qui nous a permis de nous développer à l’export. Les clients apprécient cette rigueur et cette façon de faire du business.
L’Europe est un « petit » continent où nous rencontrons partout les mêmes défis : l’eau et l’énergie
Ensuite, il y a bien sûr l’adaptation de nos produits aux exigences réglementaires de chaque pays, comme la norme NF française qui est la plus sévère d’Europe. En réalité, notre continent est un petit territoire confronté aux mêmes défis : la gestion de l’eau et de l’énergie.
Notre gamme est assez large pour répondre à ces besoins, de la Suède jusqu’à l’Espagne, grâce à des collaborateurs qui se mobilisent pour s’adapter aux demandes de nos clients.Pour ma part, je ne le dirai jamais assez : on trouve de bons produits partout.
Ce qui fait toute la différence, c’est leur fiabilité et, surtout, les personnes « derrière » ces produits, au sein de chaque service. Nous sommes très fiers de l’équipe que nous avons réunie ; c’est d’ailleurs ce que nos clients nous confirment chaque fois à chaque rencontre, et c’est notre plus grande satisfaction. »













