Face aux incertitudes économiques, aux aléas climatiques et à la pression de la concurrence internationale, comment le groupe Nextpool parvient-il à s’adapter ? Entre organisation industrielle, développement des services aux pisciniers et innovation produit, Nicolas Osanno, son président, détaille la stratégie de l’entreprise pour garder le cap.
Le groupe Nextpool aujourd’hui ?
Nicolas Osanno : « Le groupe Nextpool est un équipementier spécialiste exclusivement dédié aux professionnels de la piscine. Nos clients sont les pisciniers qui s’approvisionnent chez nous, soit en direct, soit par l’intermédiaire de nos distributeurs partenaires. Notre métier consiste à servir les professionnels en leur facilitant la vie, en les aidant à dégager de la marge et à développer leur chiffre d’affaires.
Notre positionnement est très clair : nous sommes à 100 % en B2B. L’ensemble de nos actions vise à instaurer une relation de confiance avec nos partenaires pour simplifier leur quotidien, leur faire gagner des parts de marché et les soutenir dans leur croissance.
Le groupe Nextpool ne repose pas sur une marque unique : c’est une structure chapeau, multi-marques et multi-spécialistes structurée en deux pôles, « Traiter » et « Protéger », qui regroupe plusieurs filiales, chacune disposant de ses spécialités, de ses marques, de ses expertises et de ses usines.
Le groupe Nextpool ne repose pas sur une marque unique : c’est une structure chapeau, multi-marques et multi-spécialistes structurée en deux pôles, « Traiter » et « Protéger ».
La partie française de ce que nous appelons le pôle « Protéger » regroupe les marques :
- ASPool, au Mans, spécialiste des volets et des couvertures automatiques ;
- Albon, dans la Drôme, spécialiste du liner et des couvertures à bulles ;
- Albiges, basé à Millau, qui fabrique des couvertures à barres et des solutions de protection solaire – ce qui prend tout son sens avec les canicules actuelles – ainsi que des couvertures souples automatiques.
- PBK, basé à Tignieu-Jameyzieu, qui confectionne les couvertures automatiques souples de la marque Oré.
Pour le pôle « Traiter », cela regroupe :
- Pool Technologie, basé à Valergues près de Montpellier, spécialiste de l’électrolyse au sel ;
- Avady, basé à Cergy-Pontoise en région parisienne, spécialiste du dosage.
Sterilor est l’une des marques de Pool Technologie. Aujourd’hui, Pool Technologie est une entité juridique qui porte environ 160 marques. Évidemment, les marques les plus importantes – celles qui ne sont pas des marques distributeurs et que nous mettons en avant – sont la gamme Natural Pool Series et la gamme historique Sterilor, que nous avons rapatriée à Valergues pour en reconcevoir les appareils et les fabriquer localement. Nous avons également toute une série d’autres marques, qu’il s’agisse de marques distributeurs ou de marques nous appartenant et vendues un peu partout.
À l’étranger, nous disposons de trois filiales :
- Ibercoverpool (Nextpool Ibérica) à Madrid, qui a rejoint le groupe en 2018. Elle développe des couvertures souples, des couvertures à bulles, des couvertures automatiques (volets) ainsi qu’un peu de matériel de traitement d’eau pour le marché espagnol ;
- Soprefa (Nextpool Portugal), qui a intégré le groupe en novembre 2023 et fabrique des volets automatiques pour le marché portugais ;
- Nextpool Deutschland en Allemagne qui est une filiale de distribution. Elle commercialise les produits fabriqués par nos usines françaises auprès des pisciniers allemands pour le marché local, tout en rayonnant sur l’Autriche et la Suisse germanophone où la barrière de la langue nécessite un accompagnement en allemand.
Sur les marchés majeurs que sont l’Espagne et le Portugal, nous avons fait des acquisitions pour être présents localement et nous rapprocher de nos clients.
Aujourd’hui, le groupe compte un peu plus de 400 personnes – le pôle « Traiter » en rassemble environ 120, tandis que le pôle « Protéger » en compte un peu plus de 300, car il s’agit d’unités nécessitant davantage de main-d’œuvre – et réalise environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires. Notre « siège », installé à Limonest, près de Lyon, accueille notre équipe informatique groupe, qui gère l’ensemble des systèmes d’information (ERP) pour la France et les filiales afin d’en assurer l’homogénéité.
Nous exportons dans quasiment 70 pays grâce à des distributeurs, et nous appuyons sur une équipe commerciale d’une soixantaine de personnes (sur le terrain et sédentaires) pour accompagner nos clients au quotidien. »
Est-ce que le groupe Nextpool est davantage présent sur le marché de la piscine collective et publique ?
« Nous sommes peut-être plus visibles qu’avant, mais cela fait en réalité vingt ans qu’Abriblue conçoit des volets pour les collectivités. Nous avons commencé par équiper des bassins extérieurs pour les triathlètes qui devaient s’entraîner dans une eau chauffée à une température autour de 26 °C. Il s’agissait alors de limiter la déperdition calorique, à une époque où les considérations sur le coût de l’énergie et le bilan carbone étaient moins centrales qu’aujourd’hui. Cette activité nous a amenés à réaliser des chantiers d’une grande complexité technique. Nous avons équipé des bassins de grandes dimensions avec des volets de 15 à 20 mètres de long et des axes de près de 80 centimètres de diamètre. Cela nous a permis de développer progressivement notre expertise.
Sur le pôle traitement de l’eau, nous proposons la gamme Converso, une gamme dédiée qui permet la production de chlore in situ. Cette solution prend tout son sens dans les bassins collectifs, notamment dans les campings où nous sommes très présents. Bien que la piscine collective ne représente pas une part très importante de notre activité, elle apporte une véritable légitimation de notre savoir-faire de spécialiste et de l’expertise du groupe.
Bien que la piscine collective ne représente pas une part très importante de notre activité, elle apporte une véritable légitimation de notre savoir-faire de spécialiste.
Notre département spécialisé dans les piscines collectives est déjà connu des acteurs du secteur, mais nous avons souhaité valoriser davantage ce savoir-faire. C’est pourquoi nous participons à des événements comme La Piscine de Demain ou le Salon des Maires en fin d’année. Aujourd’hui, nous poursuivons cet engagement dans le secteur des piscines collectives, notamment à travers le soutien apporté à Agathe Pauli qui prépare les Jeux Olympiques de Los Angeles.
L’objectif est de construire un écosystème cohérent autour de ces différentes activités tout en restant dans nos métiers historiques de spécialistes des équipements pour « Protéger » et « Traiter ».
Quels sont les marchés que vous adressez et quelle est votre stratégie face à la concurrence internationale ?
« Nous servons à la fois les marchés du neuf et de la rénovation. Comme tout le monde, nous espérons que le marché de la rénovation va prendre le relais pour amortir le ralentissement du neuf constaté ces dernières années. Le parc de piscines européen n’a cessé d’augmenter et devra forcément être rénové.
En tant que fabricants français et européens (pour nos usines espagnoles et portugaises qui servent leurs marchés locaux), nous appliquons une politique claire : 80 à 95 % de nos achats sont réalisés en proximité, à l’exception de certains composants impossibles à trouver en France ou en Europe, comme certaines cartes électroniques.
Nous faisons le choix de la valeur avec du service et de l’innovation et nous mettons en avant nos savoir-faire français et européens.
Face à une concurrence de produits importés à bas coût ou qui ne joue pas avec les mêmes règles du jeu et vend parfois à prix coûtant pour capter des parts de marché, il est hors de question pour nous de nous aligner sur les prix. Nous faisons le choix de la valeur avec du service et de l’innovation et nous mettons en avant nos savoir-faire français et européens. Ne pas s’aligner sur les prix les plus bas nous coûte peut-être quelques ventes à court terme, mais notre pari est de protéger le piscinier. Nous veillons à respecter la chaîne de valeur pour que chacun – pisciniers, centrales et distributeurs – puisse travailler convenablement. »
Le pôle « Traiter » est-il plus exposé que le pôle « Protéger » à la concurrence étrangère ?
« Le métier des couvertures, et particulièrement des volets automatiques, est un métier où la logistique est prépondérante. Transporter un volet de 6 mètres de long et de 600 kilos à 2 500 kilomètres de son lieu de production n’a aucun sens, tant pour des raisons de coût que de bilan carbone. C’est pourquoi nous nous sommes implantés localement, au plus près de nos clients, d’où nos sites de Madrid, de Porto et notre centre de services en Allemagne.
Sur le pôle « Traiter », la problématique est complètement différente dans la mesure où les produits de traitement d’eau sont faciles à transporter. Et avec des barrières à l’entrée relativement limitées, on voit arriver aujourd’hui sur le marché des produits fabriqués dans des pays à bas coût qui peuvent venir le disrupter. Cependant, je mets en garde la filière : par le passé, nous avons vu des acteurs entrer sur le marché avec des prix extrêmement bas qu’ils ont doublés un ou deux ans plus tard. Il ne faut pas s’arrêter aux gains à court terme, mais regarder aussi ce qui se passe à long terme.
Il ne faut pas s’arrêter aux gains à court terme, mais regarder aussi ce qui se passe à long terme
En toute humilité, je pense que ce que nous avons construit, notamment avec Pool Technologie, fait plutôt de nous un modèle à copier. C’est ce positionnement plutôt premium qui préserve les pisciniers, leur permet de créer de la valeur et de générer de la marge.
Face à une concurrence internationale aux pratiques parfois douteuses (comme la copie, jusqu’au design des cartes électroniques, de produits fabriqués par nous depuis 15 ans), nous continuons d’innover. Nous présenterons d’ailleurs de nouvelles fonctionnalités à Piscine Global. Ces innovations devraient nous permettre de conserver nos positions sur le marché français tout en accélérant notre développement en Amérique du Nord. Ce sont des marchés où la demande pour nos produits “Made in France” est en plein développement. »
Comment a évolué l’activité globale du groupe ces dernières années ?
« L’année 2025 a été une année de transition. La décroissance amorcée en 2023 et 2024 s’est poursuivie au premier semestre 2025. L’activité s’est cependant redressée au second semestre et nous a permis de clôturer l’année en légère baisse seulement par rapport à 2024.
En 2026, les tendances observées au premier semestre confirment la stabilisation du marché en France à un niveau d’activité quasi équivalent à l’avant-Covid. L’enchaînement de trois canicules suscitera certainement des intentions d’achat pour le second trimestre et la saison 2027, mais la situation reste extrêmement précaire et fragile. Dans un monde où les crises se succèdent, établir des prévisions budgétaires à 12 mois n’a plus vraiment de sens.
Dans un monde aussi instable et imprévisible, notre priorité absolue est d’être le plus agile possible.
La guerre en Iran, par exemple, a quasiment bloqué les approvisionnements en hydrocarbures et généré une très forte inflation sur les produits PVC et sur le transport. Nous avons réussi à nous organiser malgré les difficultés rencontrées au niveau de la chaîne logistique. S’y sont ajoutées les difficultés liées à l’organisation du travail dans les usines pendant les canicules. Tout cela a généré de la complexité au quotidien pour nos équipes, pour nos clients et pour leurs clients, les particuliers. Et quand il fait 42°C, tout le monde s’énerve ! Les particuliers insultent les professionnels qui, eux-mêmes, mettent la pression sur nos équipes. Dans un monde aussi instable et imprévisible, notre priorité absolue est d’être le plus agile possible. Pour cela, nous nous appuyons sur une organisation fortement décentralisée. Il n’y a pas d’organisation pyramidale chez Nextpool, les décisions du quotidien se prennent sur le terrain, au plus près des besoins. C’est pour cette raison que nous n’avons pas de siège social traditionnel. Nous concentrons le maximum de moyens dans les filiales au service de nos clients.
Nos collaborateurs travaillent tous dans le même sens : mettre le client au cœur de nos préoccupations.
Dans les fondamentaux du groupe, la centricité client et la relation de confiance sont absolument primordiales. Le client est au centre de notre organisation. Il faut des années pour bâtir la confiance et un seul accroc pour l’écorner, mais ce dont je suis certain, c’est de l’engagement de nos collaborateurs. Ils travaillent tous dans le même sens : mettre le client au cœur de nos préoccupations.
Cela étant, rien n’est simple. Nous avons quand même réussi à boucler l’intégration de deux structures (PBK et Avady) en l’espace de deux ans. Maintenant que cette phase de consolidation est derrière nous, nous entrons dans une nouvelle phase axée sur l’innovation produit et le service.
- Sur les produits, de nombreuses nouveautés seront présentées au Salon de Lyon avec le même leitmotiv : comment faire gagner du temps aux professionnels sur les chantiers et leur simplifier la vie ainsi qu’à leurs clients.
- Sur les services nos efforts portent sur la digitalisation et l’intégration des outils d’intelligence artificielle dans la relation client (gestion des SAV, administration des ventes, chatbots, etc.). L’objectif est de permettre à nos commerciaux de se concentrer sur la vraie valeur : la relation intuitive personnelle avec nos clients professionnels et leur accompagnement au quotidien.
Pour les produits de confection cela fait très longtemps que nous proposons aux pisciniers de saisir facilement leurs commandes sur nos configurateurs en ligne. Ils leur permettent d’entrer leurs données, de vérifier et d’éditer automatiquement leur devis puis de recevoir la confirmation de leur commande. Aujourd’hui nous travaillons à la possibilité d’élargir la commande en ligne à l’ensemble de nos pièces détachées, pour aider le piscinier qui recherche une pièce pour un produit acheté il y a 10 ans à trouver la bonne référence grâce à un chatbot IA, et à la commander directement en ligne. L’objectif est de faire gagner du temps aux professionnels en leur permettant d’accéder à nos services 24 h/24 et 7 j/7. - Sur la formation avec Nextpool Campus, notre organisme interne de formation. En 2026, nous avons dispensé une trentaine de sessions et formé plus de 300 professionnels afin de leur transmettre les meilleures pratiques de vente et d’installation de nos produits.
En résumé, notre philosophie est « Think Global, Act Local », c’est-à-dire définir une stratégie d’ensemble cohérente tout en agissant localement pour être le plus réactifs possible vis-à-vis de nos différents clients. »
Avec trois années record consécutives en termes de températures, ces vagues de chaleur profitent-elles au marché et aux deux pôles du groupe ?
« Notre thèse d’entreprise est d’expliquer qu’une piscine vertueuse est une piscine qui est couverte et dont l’eau est bien traitée. Grâce à ces deux moyens, on limite de 95 % l’évaporation et on ne change pas l’eau. Nos deux pôles « Protéger » et « Traiter » se complètent parce que protéger un bassin sans le traiter n’a aucun sens… et inversement.
À court terme, les canicules n’apportent pas forcément de bénéfice immédiat, elles créent du trafic en magasin et génèrent des ventes de produits, mais elles désorganisent aussi les chantiers (il n’est pas possible de poser un liner au-dessus de 24 °C ou d’installer un volet en plein après-midi sous 42 °C). Les professionnels sont obligés d’adapter leurs horaires et de se concentrer sur la gestion des urgences de leurs clients. Je ne suis pas certain qu’ils aient le temps de traiter les demandes des intentionnistes ou des curieux qui viennent en magasin pendant l’été, d’autant que les devis sont rarement transformés tout de suite. Et le contexte inflationniste actuel n’aide pas : les particuliers sont confrontés à des arbitrages budgétaires entre la piscine, la climatisation, l’isolation ou les panneaux solaires.
Notre thèse d’entreprise est d’expliquer qu’une piscine vertueuse est une piscine qui est couverte et dont l’eau est bien traitée : on limite de 95 % l’évaporation et on ne change pas l’eau.
À moyen et long terme, la canicule légitime encore davantage la nécessité de couvrir et de traiter correctement sa piscine avec un système de traitement adapté au mode de couverture (par exemple pour gérer les conséquences de la montée en température de l’eau sous des lames en polycarbonate). Il faut continuer à faire de la pédagogie sur la consommation d’eau en expliquant qu’une piscine bien couverte et bien traitée ne consomme que peu d’eau. Cela n’évitera pas certains discours extrémistes, mais rassurera les gens qui ont l’intention de faire construire une piscine et limitera le “pool bashing” ».
On aurait pu penser que la problématique de l’eau boosterait le marché de la couverture, ce qui n’a pas été le cas. Comment l’expliquer ?
« Cela s’explique tout simplement par un taux d’équipement déjà très élevé : aujourd’hui, quasiment 100 % des piscines neuves sont vendues avec une protection (volet automatique, couverture à barres ou abri). Quant aux piscines existantes, une très grande part sont déjà équipées. Le sujet est plutôt que le marché de la couverture subit la baisse des volumes de construction de piscines en France.
Le marché de la rénovation, même s’il représente 350 millions d’euros sur un marché global de 2 milliards d’euros, a également baissé et ne compense pas, à court terme, la baisse de celui de la construction.
Sur les marchés du Nord (Allemagne, Belgique), 100 % des bassins sont déjà couverts. Il ne viendrait à l’idée de personne de ne pas couvrir sa piscine. Sur les marchés du Sud (Espagne, Portugal, Italie), le marché du volet était historiquement très faible mais enregistre aujourd’hui une forte progression.
Tous les acteurs de la filière doivent continuer à communiquer auprès du grand public sur la nécessité de couvrir les piscines pour limiter l’évaporation. D’autant qu’aujourd’hui, la couverture est de plus en plus utilisée pour éviter que l’eau ne chauffe trop. D’où l’importance, pour nous, de disposer de la gamme la plus large possible, pour être en mesure de proposer à chaque client une solution adaptée à la configuration de son bassin et à son budget. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons intégré Oré (PBK).
Quelles sont les perspectives du groupe pour la fin de l’année et 2027 ?
Je suis d’un optimisme prudent. Mes engagements au-delà du secteur – coaching de dirigeants au Réseau Entreprendre du Rhône, Club des ETI de Rhône-Alpes, organisations patronales, etc. – me donnent une vision assez large. En dehors de quelques secteurs d’activité un peu protégés, la situation reste complexe, et nous ne savons pas quelle nouvelle crise nous devrons affronter. D’autant que les banques font preuve de frilosité et qu’il est devient difficile de financer les entreprises. Il n’est pas facile de préserver sa rentabilité dans un contexte de forte pression de la concurrence internationale avec des distributeurs qui n’hésitent pas à mettre sur le marché des produits à bas prix, parce que vendus sans marge, ce qui met en péril toute la chaîne de valeur.
Oui, la succession des canicules devrait logiquement déclencher des intentions d’achat des particuliers. Les pisciniers enregistrent aujourd’hui trois fois plus de devis qu’à l’accoutumée, mais il faudra attendre leur transformation effective pour dresser un bilan.
Le marché se stabilise avec de belles dynamiques dans certaines régions, mais la prudence s’impose face aux incertitudes politiques et économiques.
Ce qui compte pour moi, c’est de préserver notre dynamique. Après avoir porté le groupe avec ses 500 collaborateurs à bout de bras durant trois années de baisse d’activité, et malgré les difficultés, il est très agréable de constater que les équipes me rendent cette dynamique que j’ai pu impulser pendant cette période.
Alors que le secteur de la construction immobilière s’est effondré, le marché de la piscine est simplement revenu à ses niveaux pré-Covid. Dans ce contexte, le challenge est de parvenir à conserver la motivation des équipes et de préserver la qualité de vie au travail en créant des moments de convivialité.
Le marché se stabilise avec de belles dynamiques dans certaines régions et des perspectives prometteuses pour nous grâce à nos innovations et à des clients qui réalisent des performances remarquables. J’espère que cela débouchera l’an prochain sur davantage de croissance, même si la prudence s’impose face aux incertitudes politiques et économiques.
Nous connaissons des hausses de prix sur certaines matières premières de 35 %. C’est le cas du ruthénium par exemple : son cours a été multiplié par 40 en dix ans. Nous subissons également des tensions sur le cuivre, l’aluminium et les composants électroniques avec des délais sur certains de ces derniers de 36 semaines ! La situation est loin d’être normalisée.
Dans un environnement extrêmement instable, nous devons tracer notre voie avec sérénité et conserver le cap. Nous gardons la conviction que la piscine est un beau produit. Est-il indispensable ? Non. Est-il utile ? Oui, et dans les périodes actuelles, il s’avère encore plus précieux. Notre rôle est de faire en sorte que ce bassin soit parfaitement protégé et bien traité. »












